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33 millions, c’est le nombre prévisionnel de touristes en Thaïlande en 2016. Peu cher et offrant des paysages à couper le souffre, dépaysement et évasion sont au rendez-vous au pays du sourire. Pourtant, la plupart des touristes se rendent en Thaïlande pour visiter ses îles paradisiaques. Vous dire que l’on ne comprend pas pourquoi serait vous mentir. Mais au-delà de ses eaux turquoises et ses plages de sable blanc, le véritable cœur de la Thaïlande se cache dans le nord du pays ou montagnards et autres ethnies cohabitent.

Ces minorités représentent seulement 2% de la population thaïlandaise. On distingue parmi elles, une vingtaine de communautés. Les 6 plus connues sont : les Karens, les Hmong, les Lahu, les Akkha, les Lisu et les Mien. Très respectueuses de leurs traditions, elles se sont dispersées dans la région du Triangle d’Or (Chiang Mai, Mae Hong Son, Chiang Rai) et le long de la frontière birmane.

D’où viennent ces éthnies ? De Birmanie, du Tibet, de Chine ou encore du Laos. Certaines d’entre elles sont installées en Thaïlande depuis très longtemps, voire même, se sont installées avant les thaïs (XI-XIIIe siècle).

Les Karen (Kayan):

Ethnie la plus importante de Thaïlande, rendue célèbre grâce à ses femmes girafes. Les Karens seraient aujourd’hui environ 300 000 en Thaïlande. Originaires de Birmanie, ils se scindent en deux groupes (Sgaw et Pwo). Leurs principales activités sont le tissage du coton et la culture du riz.

Les Hmong :

Issus de Chine, ils se sont installés en Thaïlande au XIXe siècle. Divisés en trois groupes, ils se différencient par leurs coutumes, dialectes et par la couleur de leurs vêtements. Les Hmong sont semi-nomades et surtout montagnards. Autrefois, ils vivaient essentiellement de culture de l’opium mais de nos jours, la culture du riz, du maïs et l’élevage des animaux permettent de répondre aux besoins de cette population.

Les Lahu :

Les Lahu sont d’origine sino-tibétaine et sont installés au nord de Chiang mai et Chiang rai. Ils ont trouvé refuge en Thaïlande alors qu’ils fuyaient les conflits en Chine et Birmanie. Leurs villages se situent à 1 000m d’altitude, ils y cultivent le riz, le tournesol, le pavot et le maïs. Mais ce sont aussi des éleveurs et chasseurs.

Les Ahka :

Arrivés de Birmanie, du Laos et du sud de la Chine, les Ahka sont les plus pauvres montagnards. Et leurs villages sont difficiles à atteindre. Pourtant, même si leurs habitats restent très simples, leur mode de vie est festif et leurs costumes plus somptueux les uns que les autres. Ils cultivent tout comme les autres ethnies, le riz, le maïs, mais aussi le millet et divers légumes. Ils élèvent des volailles, des porcs et des buffles qui leur servent également pour leurs sacrifices.

Les Lisu :

Les Lisu se distinguent très facilement grâce à leurs tenues très colorées. Leur nom signifie d’ailleurs « La tribu qui vit par ses couleurs ». Ils essayent d’établir leurs villages dans des régions tranquilles et politiquement indépendantes. Venant de Chine qu’ils ont fuient suite aux détériorations des relations avec le peuple chinois, ils aiment l’ordre et l’indépendance.

Les Mien :

Principalement originaires du Laos, les Mien sont environ 40 000 en Thaïlande. Considérés comme des experts de la broderie, ils portent pour la plupart des tenues occidentales. A l’exception de quelques femmes qui perdurent la tradition.

Malgré le nombre important d’éthnies, ces populations ne représentent qu’une infime partie des Thaïlandais. Mais la beauté et la force de leurs communautés sont remarquables. Ils sauront vous fasciner lors de votre escapade dans le Nord !

Graziella A.

Graziella A.

«Rester, c’est exister. Voyager, c’est vivre» a dit Gustave Nadaud. Alors j’ai décidé de voyager pour vivre, au pays du sourire cette fois. Suivez-moi pour plus d’aventures, je vous promets de vous faire découvrir des lieux magiques, de bons restaurants, des plages paradisiaques et des lieux culturels plein d’histoire.