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Le football, géré par l’Association Thaïlandaise de Football (FAT), est un des sports les plus populaires en Thaïlande. La Toyota Thai League, ou Thai League 1, compétition mère, est de plus en plus suivie et de plus en plus développée. Bientôt, elle n’aura plus grand chose à envier aux championnats sud-américains ou européens.

Fondée en 1916, la Fat, qui regroupe tous les groupes de football en Thaïlande, est affiliée à la FIFA depuis 1925 et à la Confédération asiatique de football (AFC) depuis 1957. Construit en 1935, le Supachalasai Stadium à Bangkok, est le premier stade de football en Thaïlande. L’équipe nationale surnommée « Eléphant de guerre » participe à ses premiers jeux olympiques en Australie en 1956. Elle remporte à trois reprises le titre de la Coupe d’Asie du sud-est en 1996, 2000 et 2002 et accède à la finale de 2007 à 2012. Sa participation aux mondiaux n’a, en revanche, jamais été couronné de succès, bien au contraire. En 2018, la Thaïlande se positionne à la 122ème place du classement FIFA. Le gouvernement thaïlandais entend changer la donne en investissant dans des infrastructures qui permettront d’offrir de meilleures formations.

Un championnat de plus en plus attractif

L’année 1964 marque le lancement du premier championnat thaïlandais, suivi par la Coupe du roi et de la reine et de la Thaï League 1. Parrainé par Toyota, ce dernier est connu comme la Toyota Thai Ligue.

Bien que les ligues professionnelles soient relativement récentes, la Thaïlande compte aujourd’hui environ 130 clubs dont 35 dans la capitale, à Bangkok. Particulièrement suivi par les habitants, le championnat, Thaï League 1, débute en mars et s’achève en octobre. Les 18 clubs jouent 34 matchs par saison. L’engouement croissant des spectateurs poussent les clubs à se développer en recrutant dans leur rang des joueurs étrangers de classe mondiale. Face à la concurrence féroce du marché chinois, le championnat séduit malgré tout, de nombreux joueurs étrangers, au premier rang desquels figurent des brésiliens, des ivoiriens et des français. Antonin Trilles ou Romain Gasmi ont récemment rejoint la Thaï League 1. Florent Sinama-Pongolle, ancien joueur de Liverpool, de l’Athletico de Madrid et de 9 autres clubs, s’est par ailleurs installé en Thaïlande, il décrit sa vie ici : https://www.francefootball.fr/news/Florent-sinama-pongolle-un-truc-extraordinaire-en-thailande/73396.

Florent Sinama-Pongolle, actuellement joueur du Chainat FC

Toutefois, face à l’afflux de joueurs venus de l’extérieur, le gouvernement thaïlandais entend réduire les quotas par clubs et financer sur une base d’un milliard de baths des infrastructures aidant à la formation de jeunes athlètes thaïlandais.

 

Le championnat thaïlandais sur la dernière décennie

Comme le championnat d’argentine, la liga, la ligue 1 etc… la ligue thaïlandaise à son classico. Il oppose Muangthong United à Chonburi. Ce « classico » est né après une grande soirée de football : Chonburi était en 2009 le poids lourd du championnat thaï. Muangthong United, quant à lui,  venait d’être promu en Thai League 1. Chonburi, leader comme à son habitude, accueillit le 30 mai 2009 ce petit poucet devenu gros, il était son dauphin : Chonburi n’avait qu’un point d’avance sur le Muangthong United après 10 journées. Un remake de David contre Goliath dans le Nong Prue Stadium de Pattaya, tout ce qu’il peut y avoir de plus excitant.

Après seulement 30 minutes, Chonburi menait de 2 buts. Pourtant, un miracle s’est produit : Muanthong a sorti de son chapeau une remontada pour finalement s’imposer 5-2. Rempli d’instants dramatiques et de rebondissements, ce match est un classique des classiques du football thaïlandais. S’en est suivi un titre de champion pour le promu Muanthong United, et une belle success story : 3 ans plus tard, Muanthong remportait de nouveau le championnat après avoir passé une saison entière invaincu.  

Depuis 2013, c’est Buriram qui domine abondamment le football Thaïlandais. Cette capitale du sport, qui a accueilli récemment une course de Moto GP, a remporté 3 fois le championnat au cours des 4 dernières saisons. Son stade et ses infrastructures ont été rénovées grâce à la générosité (Ou l’investissement) de Newin Chidchob, homme politique fraîchement destitué de son poste de député par le pouvoir central. Depuis sa mise à l’écart, il a concentré ses efforts pour faire de Buriram une capitale du sport.

Des écoles controversées

Pour répondre à une demande croissante des jeunes thaïlandais, de nombreuses écoles fleurissent sur l’ensemble du territoire garantissant formation et carrière. Pourtant, l’objectif de ces institutions semble se porter davantage sur un aspect financier. Ces écoles mettent en place des stratégies bien rôdées pour attirer de nouveaux adhérents. Certains portent le nom d’illustres clubs anglais et proposent des stages de formation à l’étranger.

Coûteuses, ces structures éducatives ne sont pas accessibles à tous. Le coût moyen d’une adhésion s’élève à 200 baths, soit 5€ par mois, ce qui représente un véritable budget annuel compte tenu du niveau de vie local. Ces écoles indépendantes profitent souvent de la naïveté des familles, persuadées d’offrir un avenir à leurs enfants. La formation reste, en réalité, très sommaire. L’élève, encadré par un formateur, ne joue en général qu’une seule fois par semaine. Le recrutement semble d’ailleurs davantage basé sur les revenus des parents que sur les compétences de l’élève.

Emblème de l’équipe nationale

Prochaine étape pour le football thaïlandais : Aller à la coupe du monde 2022 !