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Sauterelles, grillons, fourmis, arraignées, larves, scorpions d’eau…
2,5 milliards de personnes consomment quotidiennement des insectes, pourquoi pas vous?
Bouillis, frits et assaisonnés selon les coutumes locales, ils nourrissent des familles d’Afrique, d’Asie et même d’Amérique latine et pourraient bien représenter une excellente alternative au boeuf, au poulet, au porc et aux volailles, grâce à leur qualité nutritive et leur apport en protéines, jusqu’à quatre fois supérieures à celles du boeuf.

Des insectes pour tous ?
En 2050, la population mondiale atteindra le chiffre de 9 milliards. 9 milliards d’humains qu’il faudra bien nourir… Or, ni les récoltes, ni les élevages traditionnels ne suffiront. Manger des insectes, réputés pour leur fort apport en protéines, pourrait bien s’avérer  une alternative…

Une consommation bénéfique pour l’environnement et pour la santé :
Nécessitant moins d’espace, moins d’eau et moins de nourriture que le gros bétail, les insectes préservent l’environnement et les ressources naturelles. Là n’est pas leur seul avantage. Ceux-ci sont aussi bénéfiques pour la santé comme l’ont déjà révélé de nombreuses études scientifiques.

Les insectes comportent jusqu’à 4 fois plus de protéines que le boeuf et 10 fois plus de vitamine D que l’huile de morrue,
Si l’on compare les valeurs nutritives du grillon et du boeuf, comme l’a fait la revue d’histoire naturelle ESpèces, on constate que..
Le grillon compte 133 calories pour 100g de poids contre 218 calories pour le boeuf bouilli.
Il fournit 18,6g de protéines (contre 27.6mg pour le boeuf)
76 g de calcilum (contre 11,4mg pour le boeuf)0ab911f026fa5653b4a1512c85bf67ad
9,5 mg de fer (contre 3,5 mg pour le boeuf)

Ainsi, on comprend mieux pourquoi dans plusieurs pays du monde, comme la Thaïlande, la consommation de ce petit bétail est déjà courante. Le Pays du sourire est un grand consommateur de grillons mais pas seulement… Ici, la consommation d’insectes a augmenté de façon spectaculaire ces quinze dernières années.

Changer ses habitudes de consommation et ses préférences alimentaires :
Il y a quelques années, il nous apparaissait impensable de manger du poisson cru comme pouvaient le faire les japonais, véritables précurseurs en la matière. Partant de ce constat, les plus grands défenseurs de l’entomophagie veulent croire que la planète entière mangera un jour des insectes. Ils insistent sur le fait que cette consommation n’est pas une pratique arriérée, mais, bien au contraire, une avancée pour l’environnement voire un réel plaisir gustatif.

Un insecte : non! Un ingrédient à base d’insecte : oui!
Finalement, le plus difficile ne serait pas tant le goût mais l’aspect, pas toujours ragoûtant il faut bien l’avouer, de l’arthropode lui-même. 
Bien consciente de l’intérêt de l’aspect de l’aliment, l’université de Khon Kaen se penche depuis plusieurs années déjà sur la transformation de ces insectes en farine protéinée à base de laquelle sont constitués biscuits, chips, pâtes et même pizzas.

Bon appétit à tous !