Le visa Elite et le LTR sont les deux visas long séjour les plus connus de Thaïlande. Ils se ressemblent, mais ils ne donnent pas les mêmes droits au travail.
Tu veux savoir lequel prendre quand tu travailles en ligne ? Cet article te dit lequel convient à ton statut et à ta façon de travailler.
Le LTR ou l’Elite : tout dépend de ton statut
Si tu es salarié à distance, le LTR Work-from-Thailand peut te convenir, à condition que ton employeur soit une entreprise étrangère admissible. Ce visa ne permet pas de travailler pour une entreprise thaïlandaise.
Si tu es freelance, ce n’est pas automatique. Un freelance qui facture ses clients depuis son propre compte ne remplit pas la condition d’emploi. Vérifie ton contrat et ton statut avant de déposer ta demande.
L’Elite ne donne pas le droit de travailler. C’est une adhésion qui te permet de rester en Thaïlande. Pour un entrepreneur qui veut travailler en Thaïlande, ce n’est donc pas la bonne piste.
Le LTR a quatre catégories. Deux d’entre elles visent les personnes fortunées ou retraitées, pas les travailleurs à distance.
Pour choisir entre le visa non-immigrant O et l’Elite, voyez ce comparatif.
Combien coûte chaque option, de l’Elite au LTR
Si tu fais la demande en Thaïlande, le LTR coûte 50 000 THB par personne pour dix ans. À l’étranger, les frais sont généralement plus élevés et varient selon le lieu et le taux de change.
Il est d’abord valable cinq ans, puis tu peux le prolonger de cinq ans si tu remplis toujours les conditions. Pour savoir si ton profil passe, regarde les conditions d’éligibilité du LTR.
Voici les cinq formules Elite, comparées par prix, durée et points par an.
| Critère | Bronze | Gold | Platinum | Diamond | Reserve |
|---|---|---|---|---|---|
| Prix | 650 000 THB | 900 000 THB | 1 500 000 THB | 2 500 000 THB | 5 000 000 THB |
| Durée | 5 ans | 5 ans | 10 ans | 15 ans | 20 ans |
| Points par an | 0 | 20 | 35 | 55 | 120 |
Tu paies surtout une adhésion : plus la formule est chère, plus elle dure et plus elle donne de points.
Les seuils de revenus et les preuves que le LTR demande
Le LTR demande 80 000 USD de revenu par an, sur les deux années avant la demande.

Avec un master, un brevet ou une levée de série A d’au moins 1 million USD, un revenu de 40 000 à 80 000 USD suffit.
Si tu travailles pour un employeur, il doit être coté en bourse, ou avoir trois ans d’activité et 50 millions USD de chiffre d’affaires. Pour voir l’impact, lis les avantages du LTR pour entrepreneurs.
Prépare ces pièces :
- Une assurance santé couvrant au moins 50 000 USD d’hospitalisation, ou un dépôt bancaire de 100 000 USD gardé douze mois.
- Une copie de ton passeport, ton CV et les preuves de ton emploi et de ton expérience.
- Ton contrat ou ta lettre d’emploi, et tes déclarations fiscales des deux dernières années.
- Côté employeur, ses états financiers audités ou son rapport financier des trois dernières années.
Ce que chaque visa te permet de faire professionnellement
Avec le LTR Work-from-Thailand, tu peux travailler à distance pour un employeur étranger, mais sans permis de travail. Pour les allers-retours, voyez la flexibilité du visa Elite et LTR.
Les autres LTR et dépendants peuvent en demander un. Le Highly Skilled Professional doit travailler pour une entreprise d’un secteur ciblé, un établissement d’enseignement supérieur, un institut de recherche, un centre de formation spécialisé ou une agence publique thaïlandaise.
Le permis de travail numérique coûte 3 000 THB par an. Si tu veux travailler pour une entreprise thaïlandaise, il te faut ce permis.
Sans lui, tu t’exposes à une amende de 5 000 à 50 000 THB et à l’expulsion.
Thailand Privilege ne donne pas le droit de travailler. Pour comparer ses options avec le visa DTV, voyez les différences entre Thailand Privilege et DTV.
Les avantages fiscaux du LTR, et ce qu’ils ne couvrent pas
Si tu as un LTR, tu peux être exonéré d’impôt thaïlandais sur certains revenus venus de l’étranger, à condition de les faire entrer en Thaïlande.
Ça concerne les revenus d’un emploi, d’une activité exercée hors du pays ou d’un bien situé à l’étranger.
Le taux de 17 % est un cas à part. Il vise certains revenus d’emploi des Highly Skilled Professionals (travailleurs très qualifiés) qui travaillent dans un secteur ciblé.
Si tu montes ta propre société, il ne te concerne pas, car il suppose un emploi salarié.
Dès 180 jours en Thaïlande sur une année civile, tu es résident fiscal. Tes revenus de source thaïlandaise sont imposables, même payés à l’étranger.
Pour les revenus gagnés à l’étranger depuis le 1er janvier 2024, l’impôt peut tomber au moment du transfert en Thaïlande, même un an plus tard. Thailand Privilege n’offre aucun avantage fiscal sur les revenus du travail.
Si tu es freelance, vois les conditions du visa Elite pour indépendants.
Durée, renouvellement et accompagnants : ce qui pèse sur la famille
Avec le LTR, tu n’as pas à déclarer ton adresse tous les 90 jours. Une déclaration par an suffit, ce qui retire une démarche répétée tout au long de l’année.
Si tu dois quitter la Thaïlande pendant ton séjour, le LTR te permet de demander un permis de réentrée, qui sert à revenir dans le pays.
Tu n’as pas besoin d’obtenir une exemption de réentrée séparée, donc fais la demande avant de partir.
Pour ta famille, voici les règles, et pour l’assurance, voyez une mutuelle internationale :
- Ton conjoint, s’il est légalement marié, et tes enfants de moins de 20 ans peuvent demander un LTR dépendant.
- Chaque demande se dépose à part, et chaque titulaire peut avoir jusqu’à quatre dépendants.
- Chaque dépendant doit prouver une assurance maladie d’au moins 50 000 USD, une couverture sociale thaïlandaise, ou un dépôt bancaire d’au moins 25 000 USD gardé douze mois.
Le SMART S, si tu lances vraiment une startup en Thaïlande
Le SMART S est une piste si tu lances vraiment une startup technologique en Thaïlande. Ta startup doit être certifiée par un organisme public.
Tu dois détenir au moins 25 % du capital ou être directeur. Garde 600 000 baht sur un compte personnel pendant trois mois avant la demande. Ce compte peut être en Thaïlande, en France ou dans ton pays de résidence.
Le SMART S dure deux ans au maximum, renouvelable pour deux ans, et la startup certifiée n’exige aucun permis de travail. Après un an, il faut enregistrer la société en Thaïlande pour obtenir le visa de deux ans.
Chaque conjoint ou enfant ajoute 180 000 THB, à garder trois mois. Sans startup, si tu factures seulement des clients étrangers, pour ce cas voyez le guide du visa DTV.
Le point clé, c’est ton statut. Dis-toi qui te paie et depuis quel compte tu factures : cette réponse décide du visa.
Ton prochain pas : rassemble tes contrats et tes déclarations fiscales, puis vérifie ton cas avant de déposer ta demande. Si tu as un doute, demande l’avis d’un conseiller spécialisé.
Foire aux questions
Peut-on demander un LTR depuis la France ?
Oui, tu peux demander un LTR depuis la France. La demande se fait en ligne. Ensuite, le visa est délivré par l’ambassade ou le consulat de Thaïlande compétent pour ton lieu de résidence.
Faut-il une assurance santé pour obtenir un visa Elite ?
Non, le visa Elite ne demande pas d’assurance santé : c’est une adhésion, et tu paies les frais de la formule que tu choisis. Ces frais et leur durée dépendent de chaque formule, donc compare-les avant de t’inscrire.
Le LTR est-il ouvert aux personnes de plus de 50 ans sans activité professionnelle ?
Oui, même sans activité professionnelle, avec la catégorie Wealthy Pensioners. Il faut avoir au moins 50 ans et 80 000 USD de revenu annuel.
Avec 40 000 à 80 000 USD de revenu, il faut un investissement admissible de 250 000 USD.
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