Mise à jour du 1er septembre 2026 — La réduction de l’exemption de visa thaïlandaise est désormais officielle. Quatre règlements du ministère de l’Intérieur ont été publiés dans la Gazette royale le 31 août 2026. Ils entreront en vigueur le 15 septembre 2026. Pour les ressortissants français, le séjour initial sans visa passera donc de 60 à 30 jours à compter de cette date.
Jusqu’au 14 septembre 2026 inclus, le régime actuel de 60 jours reste applicable aux voyageurs éligibles. Une personne admise en Thaïlande avant le changement conserve la durée inscrite dans son passeport lors de l’entrée : son séjour ne sera pas automatiquement ramené à 30 jours le 15 septembre.
La nouvelle règle en bref
- Entrée en vigueur : 15 septembre 2026
- 60 pays et territoires : exemption de visa touristique de 30 jours, dont la France, la Belgique, la Suisse, le Canada, les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Australie
- 2 pays : exemption de 15 jours pour Maurice et les Seychelles
- 3 nationalités : Visa on Arrival pour l’Azerbaïdjan, la Biélorussie et la Serbie
- Voyageurs entrés avant le 15 septembre : maintien de la durée accordée à l’arrivée
Les chiffres définitifs corrigent les listes provisoires communiquées au printemps. L’Inde figure finalement parmi les pays bénéficiant de 30 jours sans visa, les Maldives également. Le texte officiel compte donc 60 pays et territoires à 30 jours, et non 54 ou 59.
Ce qui change pour les voyageurs français
Pour une arrivée en Thaïlande à partir du 15 septembre 2026, un passeport français permettra un séjour touristique initial de 30 jours sans visa. La France figure bien sur la liste publiée dans la Gazette royale, tout comme la Belgique et la Suisse.
L’exemption concerne le tourisme. Elle ne donne pas le droit de travailler ni de s’installer durablement en Thaïlande. À la frontière, l’admission reste une décision de l’immigration, qui peut vérifier le motif du séjour, le billet de sortie, l’hébergement et les moyens financiers du voyageur.
Peut-on prolonger les 30 jours ?
Le dispositif approuvé par le gouvernement prévoit la possibilité de demander une extension unique pouvant aller jusqu’à 30 jours auprès d’un bureau de l’immigration en Thaïlande. Cette prolongation n’est pas automatique : elle doit être demandée avant l’expiration du séjour et reste soumise à l’accord de l’agent d’immigration.
Un voyageur qui sait dès le départ qu’il restera plus d’un mois peut aussi demander un visa touristique avant son départ. Cette solution évite de dépendre d’une démarche supplémentaire une fois sur place.
Quelle solution selon la durée du séjour ?
| Durée prévue | Solution à envisager |
|---|---|
| Jusqu’à 30 jours | Exemption de visa à partir du 15 septembre 2026 |
| 31 à 60 jours | Visa touristique demandé avant le départ, ou exemption suivie d’une demande d’extension |
| 61 à 90 jours | Visa touristique de 60 jours puis demande d’extension, sous réserve d’accord |
| Plus de 90 jours ou installation | Visa long séjour adapté au profil |
Pour un projet de plusieurs mois, mieux vaut choisir un statut cohérent dès le départ : visa DTV pour certains travailleurs à distance et activités éligibles, solution de retraite en Thaïlande à partir de 50 ans, ou Thailand Elite (Thailand Privilege) pour un séjour premium de longue durée.
Entrées terrestres : une limite de deux par année civile
Le nouveau règlement réintroduit une limite importante : les entrées sous exemption de visa par un poste-frontière terrestre seront généralement limitées à deux par année civile. Cette restriction ne s’applique pas aux ressortissants de Brunei, d’Indonésie, de Malaisie et de Singapour.
Cette règle ne crée pas un droit à deux « visa runs ». Une entrée peut toujours être refusée en fonction de l’historique du voyageur, de la fréquence des séjours, de ses justificatifs et du motif réel de sa présence. Les passages terrestres, notamment vers le Cambodge, peuvent par ailleurs être fermés ou instables. Un refus peut entraîner des coûts importants et empêcher un retour immédiat en Thaïlande.
La limite de deux entrées vise spécifiquement les frontières terrestres. Le texte n’instaure pas un plafond général de deux arrivées par avion. Il n’existe pas non plus de règle officielle universelle accordant automatiquement 180 jours de tourisme par an : au-delà de séjours répétés ou d’environ trois mois d’affilée, un visa adapté devient la solution prudente.
Quels pays restent concernés par d’autres accords ?
La fin du régime exceptionnel de 60 jours ne supprime pas les accords bilatéraux conclus séparément par la Thaïlande. Certaines nationalités conservent donc une exemption spécifique de 14, 30 ou 90 jours. C’est notamment le cas de la Chine, de Hong Kong, de la Russie, de la Corée du Sud, du Brésil ou encore du Vietnam, selon l’accord applicable.
Les voyageurs doivent vérifier la règle correspondant à leur passeport et à leur date d’arrivée. La situation d’un Français n’est pas nécessairement celle d’un conjoint ou d’un enfant possédant une autre nationalité.
Que se passe-t-il si vous entrez avant le 15 septembre ?
Une personne admise sous le régime de 60 jours au plus tard le 14 septembre 2026 conserve la date limite de séjour accordée à son arrivée. La nouvelle règle s’applique aux entrées effectuées à partir du 15 septembre, pas rétroactivement aux voyageurs déjà présents.
La référence pratique reste le tampon ou l’enregistrement d’admission délivré par l’immigration. Il faut le contrôler immédiatement après le passage de la frontière et respecter la date indiquée.
Les textes officiels publiés dans la Gazette royale
Les quatre règlements figurent dans la Gazette royale du 31 août 2026, volume 143, numéro spécial 207 Ngor. Le premier texte abroge le régime exceptionnel de 60 jours. Le règlement principal établit la liste définitive des 60 pays et territoires admis sans visa pendant 30 jours. Un texte séparé accorde 15 jours à Maurice et aux Seychelles.
À retenir
- Le passage de 60 à 30 jours est officiel et s’appliquera le 15 septembre 2026.
- La France fait partie des 60 pays et territoires concernés.
- Les voyageurs entrés avant cette date conservent la durée accordée lors de leur admission.
- Une extension pouvant aller jusqu’à 30 jours reste envisageable, sans être automatique.
- Les entrées terrestres sous exemption sont généralement limitées à deux par année civile.
- Pour un séjour long, il faut privilégier un visa correspondant réellement au projet.
Article vérifié le 1er septembre 2026 à partir des règlements officiels publiés dans la Gazette royale thaïlandaise. Les règles d’entrée peuvent évoluer et l’admission finale relève toujours des autorités d’immigration.
















