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Le festival de Cannes, qui se tiendra du 11 au 22 mai, enchantera encore cette année la croisette grâce à une sélection d’œuvres de qualité. Véritable tremplin médiatique, ce salon permet à de nombreux auteurs venus du monde entier de se révéler au grand public. Retour sur les films thaïlandais sélectionnés ou récompensés à Cannes.

 

Blissfully Yours de Apichatpong Weerasethakul

Blissfully Yours

Récompensé par le prix « Un certain regard » à Cannes, Blissfully Yours, sorti en 2002, relate l’histoire d’un immigré clandestin Birman, Min, vivant en Thaïlande avec sa fiancée, Roong. Atteint d’une maladie de peau, Min craint de parler aux médecins par peur de révéler sa véritable identité. Sa fiancée engage Orn, une vieille femme pour s’occuper de lui pendant qu’elle cherche un endroit où ils pourront vivre leur bonheur pleinement.

Les Inrockuptibles : «  Balançant par-dessus bord toutes les conventions, Blissfully Yours est une pure merveille de singularité et de puissance expressive, une inexorable montée vers le nirvana cinématographique. »

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Tropical Malady de Apichatpong Weerasethakul

Tropical Malady de Apichatpong Weerasethakul

Le réalisateur Apichatpong Weerasethakul reçoit une seconde récompense pour son film Tropical Malady. Sacré prix du jury en 2004, le film met en scène Keng, un jeune soldat, et Tong, un garçon de la campagne. Les deux jeunes hommes vivent une vie paisible jusqu’au jour où Tong et plusieurs bêtes du troupeau disparaissent. Keng décide de partir à sa recherche dans une jungle à la fois envoutante et inquiétante.

TéléCinéObs : « Sublime errance où le spectateur, lui aussi, finit par perdre pied. »

 

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Oncle Boonmee, celui qui se souvient de ses vies antérieures de Apichatpong Weerasethakul

Oncle Boonmee, celui qui se souvient de ses vies antérieures

En 2010, Apichatpong Weerasethakul reçoit la Palme d’or grâce à son film « Oncle Boonmee, celui qui se souvient de ses vies antérieures ». Après avoir vu sa femme défunte et son fils disparu, l’oncle Boonmee comprend qu’il est proche de la fin. Il entame un périple dans la jungle et se souvient de ses vies antérieures.

Positif : « Élégie du temps perdu, Oncle Boonmee exprime en filigrane l’horreur du présent et de ses stigmates. »

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Monrak Transistor de Pen-ek Ratanaruang

Monrak Transistor

Sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs du Festival de Cannes en 2002, Monrak Transistor suit les aventures de Pan, un jeune homme à l’avenir pourtant prometteur dans la musique, qui suite à sa désertion de l’armée va devenir l’esclave d’un manager véreux.

Libération : « De cette histoire en chansons, descente aux enfers d’une jeune vedette de variétés, il faut surtout dire l’invention formelle : les couleurs suaves, l’étrange impression d’humidité, les incessants regards et dialogues adressés à la caméra, les visages et les corps, tous singuliers dans leur énergie fluette et leur nervosité alanguie. »

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Nang Mai (La Nymphe) de Pen-ek Ratanaruang

Nang Mai

Nang Mai est sélectionné au Festival de Cannes en 2009 dans la section Un certain regard. Le film met en scène la relation amoureuse de May et Nop.

May et Nop forment un couple idéal. Pourtant, May entretien une liaison avec Korn, un homme marié. Lorsque Nop est chargé d’effectuer un reportage photos dans la jungle, il emmène May. Ce périple révèle les fractures du couple. Nop, totalement immergé dans l’atmosphère de la jungle, découvre un arbre mystérieux. May, bien trop éprise de son portable, réalise que Nop a disparu et part à sa recherche. Elle se rend compte de l’importance qu’elle attache à son mariage.

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Les Larmes du tigre noir de Wisit Sasanatieng

Les Larmes du tigre noir

Les larmes du tigre noir est le premier film thaïlandais à être sélectionné au Festival de Cannes dans la section « Un certain regard ».

Depuis leur enfance, Dam, un jeune paysan est amoureux de Rumpoey, une jeune fille issue de bonne famille. Leur différence de rang les contraint à s’éloigner. Ils se retrouvent des années plus tard. Dam est devenu le redouté Tigre Noir, un brigand à la solde du terrible Fai, et Rumpoey doit, contre son cœur, se fiancer au séduisant capitaine Kumjorn. Ce dernier est fait prisonnier après une attaque contre les quartiers de Fai. Dam, par amour pour Rumpoey, libère le capitaine. Il devra dès lors choisir son destin : rester fidèle à Fai et le trahir.

Mad Movies : « Film fou, bariolé et très, très haut en couleurs, Les Larmes du tigre noir nous offre un cocktail détonnant de cinéma de quartier 60’s, type westerns et films d’action, servi par un cinéaste bien actuel. La révélation ! »